Le café a construit sa réputation sur son effet excitant. Mais ses actions sur l'organisme sont bien plus bénéfiques ! Face à certaines maladies, les précieux grains de café dévoilent leurs nombreuses vertus.

Petit plongeon dans la tasse...

Un antioxydant de choix
Outre la caféine, le café contient des substances dites antioxydantes, dont les propriétés sont de plus en plus étudiées. Celles-ci permettent de neutraliser certaines molécules agressives présumées jouer un rôle majeur dans de nombreuses pathologies (cancer, maladies cardiovasculaires…). Des travaux récents prouvent que le café constitue une source exceptionnelle d'antioxydants. Ainsi, une étude montre même que l'activité antioxydante du café est supérieure à celle du thé. Les résultats actuels constituent donc une indication intéressante du potentiel antioxydant du café.
Le café est-il une drogue ?
Comme pour le chocolat ou d'autres aliments, il existe des " accros " du café. Toutefois, il ne s'agit pas d'une dépendance au sens médical du terme. Le café n'est pas une drogue, il ne répond pas aux critères de dépendance définis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Café et séniors
La consommation de café est un plaisir dont les séniors peuvent parfaitement continuer à profiter au quotidien. Elle s'accompagne de plusieurs effets bénéfiques, notamment sur le système nerveux. Des études ont ainsi montré que la consommation régulière de caféine était associée à de meilleures performances pour la mémoire et à une vitesse locomotrice plus élevée.
Une protection contre Parkinson ?
L'effet positif de la caféine semble se confirmer dans la maladie de Parkinson, trouble neurodégénératif qui touche 3 % des sujets de plus de 65 ans. De nombreuses études avaient déjà permis d'observer une fréquence moindre de la maladie chez les buveurs de café réguliers. Le facteur de protection est estimé à environ 30 % pour les sujets consommant au moins deux tasses de café par jour. Si le mode d'action reste encore imprécis, de récents travaux expérimentaux ont mis en évidence un mécanisme neuroprotecteur.
Café et maladies cardiovasculaires
La question du cholestérol a longtemps intrigué les chercheurs. Le café contient effectivement des lipides qui ont été incriminés dans des cas d'augmentation du cholestérol. Mais le problème se pose uniquement si vous préparez le café comme le faisait nos grands-parents, ou à la manière des pays scandinaves : en versant l'eau chaude directement sur le café moulu. Car dans le cas des cafés filtrés, les lipides sont retenus et n'arrivent pas jusqu'à votre tasse.
Digestion
Chez nous, le café pris après le repas est une véritable institution. Cette tradition se base sur un effet réel de la caféine puisque celle-ci facilite la digestion en augmentant la sécrétion de salive et d'enzymes digestives et en favorisant le transit intestinal. De plus, il semble qu'une consommation régulière de café diminue sensiblement le risque de calcul biliaire.
Tension artérielle
Chez les consommateurs réguliers de caféine, le café a un effet minime sur la pression sanguine. Par contre, chez les personnes qui n'ont pas consommé de caféine pendant une certaine période, le fait de boire du café peut provoquer une légère augmentation de la pression sanguine, celle-ci étant cependant de courte durée. La conclusion qui ressort de nombreuses études est que la consommation régulière de café n'a qu'un effet restreint sur la tension artérielle.